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Bienvenue à Zellidja Boubeker : Plomb  Zinc  Cuivre 

EVENEMETS - FAITS & MEFAITS

DOMENICA WALTER GUILLAUME

à Casa De Miravete (Province de Cacéres. Extrémadoure). Décédé en France le 11 décembre 1991 à Huningue (Haut-Rhin Alsace) Il fit ses études de médecine à l’Université de Madrid en 1933 et participa à la guerre civile espagnole sur le front de Madrid en  tant que médecin capitaine. A la fin de la guerre, il fût contraint de s’exiler en Afrique du Nord  et après avoir fait partie  de la 11 ème Compagnie de Travail du Camp de concentration  de Colomb Béchar (Algérie), il s’établit au Maroc en 1940 en tant que  médecin de la mine de Bouârfa. Il quitta la mine en 1958 pour occuper le poste de Médecin  chef de la Prévention rurale  à l’Hôpital Maurice Loustau d’Oujda. Il prit sa retraite en 1972 et se retira auprès sa fille en Alsace où il décéda quelques années après, le 11 décembre 1991.

Domenica - Jean-Paul Guillaume & Jean Walter

Florence Trystram

Biographie

Florence Trystram est une historienne et auteure française née le 26 mars 1944 à Oujda (Maroc) et morte le 10 décembre 2023 à Paris1.

Ses travaux traitent des expéditions géodésiques françaises, du pape Sylvestre II, de cartographie.Publications
Le procès des étoiles (préf. Haroun Tazieff), Paris, éditions Seghers, 19792,3,4.
L’Épopée du méridien terrestre, J’ai lu no 2013, 1979.
Le coq et la louve. Histoire de Gerbert et l’an mille, Paris, éditions Flammarion, 1982 (présentation en ligne [archive]).
Moi, Jeanne obéissance, éditions Flammarion, 1984
La Nuit du motard : Lancelot des temps modernes, Hachette, 1986.
Lancelot, à propos du Graal, Éditions Garamont Archimbaud, 1987 (ISBN 2-906284-67-X).
Sur l’Etna, Éditions Flammarion, 1991
3e édition avec la collaboration de Bernard Amy et Haroun Tazieff
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Le procès des étoiles : Récit de la prestigieuse expédition de trois savants français en Amérique du Sud et des mésaventures qui s’ensuivirent, 1735-1771, Paris, Éditions Payot, 1993
réédité en 2001 par la Petite Bibliothèque Payot, (ISBN 2-228-89447-8)
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Terre ! Terre ! Une histoire des géographes et de la géographie, Jean-Claude Lattès, 1994.
La Dame au grand chapeau, l’histoire vraie de Domenica Walter Guillaume, Paris, Éditions Flammarion, 1996, 252 p.5.
En route ! La France par monts et par vaux, vol. no 286. Chapitre 1 : les voies gallo-romaines, coll. « Découvertes Gallimard / Culture et société », 1996.
Comme un rêve de pierre, Éditions Seghers, coll. « Mémoire vive », 1999, 282 p. (ISBN 9782232100284).
Histoire de Gerbert, le pape de l’an mil, Aurillac, Le Regain éditeur, 2000, 403 p. (ISBN 2-913602-01-0).
Rostudel, terre de rebelles, Crozon, Éditions Notre presqu’île, 2020, 256 p.6.

Jean Belkowiche

Ingénieur des Mines détaché auprès du Service des Mines du Maroc Oriental (Oujda et Touissit). De 1957 à 1965

Il a inspecté la majorité des mines de l’Oriental de l’époque. Il nous livre une grande partie de son vécu dans l’Oriental.

LA RUBRIQUE DE M. JEAN BELKOWICHE

Après avoir fait la visite de Zelidja, Robert JANIN m’a fait visiter la mine de Touissit.

Une visite dont je garde un très mauvais souvenir : une horreur.

L’accès se faisait par une descenderie, impressionnante dont je ne voyais pas la fin, je n’en avais pas vue une d’aussi raide au cours de tous mes nombreux stages dans les mines.
De l’eau ruisselait sur les premières marches qui étaient couvertes de mousse verte, dès que j’aie eu posé mon pied sur la première marche, j’ai senti qu’elle était glissante.
J’ai regardé le dessous de mes bottes, elles étaient usées à la corde, pas du tout rassuré, c’est avec précaution que j’aie descendu toutes les marches.
Au pied des marches, il y avait une butte avec une station de pompage destinée à évacuer l’eau qui dégoulinait, elle était gérée par deux ouvriers.

Le lendemain matin, je me suis réveillé avec les mollets très douloureux, j’ai compris qu’il fallait que je muscle mes jambes, mes bras et mes abdos, j’ai donc reculé mon réveil de trois quarts d’heure pour faire de la gym avant d’aller au bureau.

J’ignore si cette eau qui ruisselait sur les marches aurait dù alerter sur la catastrophe qui allait arriver quelques jours après cette visite.

En effet, une dizaine de jours après notre visite de la mine de Touissit, j’ai été horrifié en apprenant que le barrage de retenue du bassin de décantation des eaux de la Laverie avait cédé.
Les eaux s’étaient engouffrées par la descenderie et la mine était complètement noyée. La descenderie était remplie d’énormes rochers entre mêlés avec des ferrailles, rendant l’accès au fond impossible pendant plusieurs mois puisqu’il fallait attaquer les rochers au marteau piqueur.

 

Vous ne pouvez pas imaginer dans quel état j’étais en pensant qu’à quelques jours près j’aurais pu m’y trouver, mais surtout à tout le personnel qui travaillait au fond (il me semble me souvenir qu’ils étaient un peu moins de 200) et que même s’il y avait des survivants on ne pourrait pas les secourir.

Par miracle, il n’y a eu que deux morts : les deux pauvres ouvriers qui travaillaient à la station de pompage au bas de la descenderie. Cette catastrophe s’était produite un Dimanche.

Etant en période d’essai, je n’ai pas été mis au courant de l’enquête, mais trois mois après, dès la découverte des corps, étant assermenté, j’ai été immédiatement envoyé faire le constat.

Equipé de bottes neuves, avec des jambes bien musclées, j’ai retrouvé la descenderie sans eau sur les marches qui étaient bien propres, aussi je suis descendu sans crainte. Arrivé devant la station de pompage, les corps avaient été enlevés mais l’odeur pestilentielle était intenable, je ne me suis pas attardé et je suis remonté rapidement pour respirer l’air frais à l’extérieur. Il m’a fallu trois semaines pour me débarrasser de cette odeur de charogne.

 
 
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