Il naît à Montbéliard dans une famille protestante austère et modeste. Son goût de l’aventure le pousse à entreprendre très jeune, dès 14 ans, des voyages à vélo à travers l’Europe, qu’il finance lui-même chaque été. Son intérêt pour l’architecture est né au cours d’un voyage en Italie. Il suit une formation accélérée à l’École d’Architecture, et devient l’initiateur en France des cités-jardins (1912).
FLORENCE TRYSTRAM
Auteure du livre « La dame au grand chapeau »
Propos recueillis lors d’une interview à Paris.
Il naît à Montbéliard dans une famille protestante austère et modeste. Son goût de l’aventure le pousse à entreprendre très jeune, dès 14 ans, des voyages à vélo à travers l’Europe, qu’il finance lui-même chaque été. Son intérêt pour l’architecture est né au cours d’un voyage en Italie. Il suit une formation accélérée à l’École d’Architecture, et devient l’initiateur en France des cités-jardins (1912).
Au début du XX ème siècle, le petit village de Sidi Boubker n’était pas encore connu de tous et fut surtout réputé pour abriter un marabout.
Mais après 1925 cette situation changea …
NOUVELLE NOMINATION
« Bulletin officiel n° 2097 du 2/01/1953 (2 janvier 1953)
Arrêté viziriel du 25 rebia I 1372 (14 décembre 1952) modifiant l’arrêté viziriel du 29 moharrem 1358 (21 mars 1939) relatif à la dénomination des agglomérations de la zone française du Maroc.
Le Grand Vizir,
Vu l’arrêté viziriel du 21 mars 1939 (29 moharrem 1358) relatif à la dénomination des agglomérations de la zone française du Maroc et portant fixation de l’orthographe française du nom des principales agglomérations et de diverses collectivités ;
Sur la proposition du directeur de l’intérieur,
Arrêté :
Article Unique : L’agglomération désignée sous le nom de Boubkèr (région d’Oujda) au tableau annexe de l’arrêté viziriel susvisé du 21 mars 1939 (29 moharrem 1358) portera désormais le nom de Zellidja-Boubkèr
Fait à Rabat,
le 25 rebia I 1372 (14 décembre 1952).
Mohamed El Mokri.
Vu pour promulgation et mise à exécution :
Rabat, le 20 décembre 1952.
Le ministre plénipotentiaire,
Délégué à la Résidence générale,
J. De Blesson. »
Fin du document.
BREF HISTORIQUE DE ZELLIDJA S.A.
FONDATION DE LA SOCIETE
La société des Mines de Zellidja fut fondée par Jean WALTER le 1er février 1929 au capital de 2.200.000 francs (francs anciens) – réparti en 22.000 actions de 100 francs. Dès l’origine, cette société était de statut Marocain.
Depuis 1926 Jean WALTER avait ouvert une petite exploitation sur des permis situés entre Boubeker et 1’Oued El Heimer à 10 km environ de Boubeker au lieu-dit « Zellidja ».
La voie ferrée d’Oujda à Colomb Béchar n’existait pas à l’époque et le minerai était acheminé vers Oujda puis embarqué par le port d’Oran.
Ces permis ne révélèrent que de faibles réserves et les résultats de l’exploitation furent déficitaires. D’autre part vers les années 1930-1931 au moment de la grande crise économique, les cours du plomb s’effondrèrent et
1’exploitation fut arrêtée.
DEVELOPPEMENT DES ACTIVITES DE ZELLIDJA
L’activité de Zellidja ne reprit qu’en 1936, sur de nouveaux permis que Jean WALTER, conscient de l’intérêt qu’ils présentaient, avait acquis.
Ces permis couvraient en effet l’exceptionnel gisement de Boubeker.
La nouvelle exploitation commença à flanc de coteau, dans la colline de Boubeker, à partir des affleurements.
Des minéralisations très riches en galène furent rapidement découvertes, mais le zinc était absent. La production fut rapidement portée à quelques
milliers de tonnes de concentrés par an, pour atteindre 12.000 tonnes pendant la guerre.
Des sondages furent entrepris pendant cette période et montrèrent l’extension du gisement, dans les zones non affleurantes, sur les flancs de la colline de Boubeker.
Après la guerre en 1946, Jean WALTER signa un contrat avec deux grandes sociétés américaines « LA NEWMONT MINING CORPORATION » et ‘LA SAINT
JOSEPH LEAD COMPANY » – accord dont les grandes lignes étaient les suivantes
Les sociétés américaines s’engageaient à entreprendre une importante campagne de sondages sur le vaste domaine minier de Zellidja dans la région de Boubeker, domaine qui débordait largement à l’époque en Algérie.
Les zones devaient ensuite être partagées ainsi :
– Zellidja garderait en propre la zone située autour de Boubeker Jusqu’à Concurrence d’un tonnage de 25 millions,
– les sociétés américaines avaient la faculté d’acheter10% des actions de Zellidja. En fait elles n’acquérirent que 5%.
– tous les autres secteurs seraient attribués à une société 51% Zellidja et 49% sociétés américaines, qui exploiterait le reste du domaine minier. Cette Société fut créée sous la dénomination de « NORD AFRICAINE DU PLOMB » (NAP) -société marocaine-
A la fin de la campagne de sondages, on localisa 16 millions de tonnes autour de Boubeker au Maroc, mais on dut ajouter pour arriver au chiffre de 25 millions de tonnes une zone en Algérie, la zone appelée plus tard AIN ARKO.
Ces évaluations furent assez correctement confirmées par la suite puisque Zellidja a extrait environ au Maroc depuis 1947 19.400.000 tonnes et que les réserves d’Aïn ARCO ont été de 4 millions de Tonnes environ.
Les sondages ne trouvèrent que des zones peu intéressantes à 1’ouest de Boubeker (zones de Sidi Amar, Oued El Heimer). Par contre à l’est de la zone d’Ain ARKO en Algérie, des zones très riches furent découvertes.
La Nord-Africaine du Plomb entreprit alors le forage de deux Puits en Algérie (puits N3 et EL ABED)
Dès la fin de la campagne de sondages, Zellidja sur la zone de Boubeker en 1948, décida de réaliser une exploitation à la mesure des réserves découvertes. Il fut décidé de porter par étapes la production à 1.000 T/jour
fin 1948-1949, 1500 T/j en 1950 et 3.500 T/j, soit 100.000 T/mois en 1951, de construire une nouvelle usine de traitement (laverie n°2) et toutes les Superstructures industrielles et sociales pour assurer l’exploitation du gisement au rythme prévu.
Le programme fut réalisé sans retard et le rythme de production de 100.000 T/mois fut atteint dès le mois de juillet 1951 et pratiquement conservé jusqu’à l’épuisement du gisement.
La mine et la laverie furent dotées presque en totalité du matériel américain plus récent. Le coût total des investissements nécessaires fut d’environ 5,8 milliards d’anciens francs, ‘financés par un prêt de l’ECONOMIC ADMINISTRATION COOPERATION (ECA) pour 3.600.000 Dollars US, un prêt de la Banque du Maroc pour 2,1 milliards de francs et par auto-financement. L’emprunt de l’ECA était remboursé en concentrés de plomb, à un cours du plomb fixe.
Par la suite, de nouveaux investissements furent nécessaires (construction de l’usine Waëlz, travaux miniers, recherches, renouvellement du matériel, etc..) et la valeur comptable des immobilisations au moment de la fermeture était de Dh 138.500.000
EVOLUTION DE LA PRODUCTION
Jusqu’en 1948, les zones exploitées fournissaient un minerai riche en galène mais sans zinc, donnant des concentrés à 74% de plomb environ.
A partir de 1949, le zinc devenait de plus en plus abondant, on produisit des concentrés de galène et de blende (zinc sulfuré). Il apparut rapidement au cours des années 1953-54 que le gisement contenait en outre des réserves très importantes de zinc oxydé (smithsonite, calamine) qui devait être récupéré. A l’époque, la flottation de ces minerais n’était pas au point et les procédés connus étaient couverts par des brevets Penarroya.
L’installation pilote de traitement, construite dans la nouvelle Laverie permit de tester ces procédés sur nos minerais. Ces essais montrèrent qu’il n’était pas possible d’obtenir des concentrés à haute teneur et d’assurer une commercialisation acceptable.
La décision fut alors prise de construire une section spéciale de flottation de la smithsonite et calamine et d’enrichir les concentrés obtenus dans une usine « Waëlz ». Cette usine fut mise en route en 1956 et a produit jusqu’an 1970 environ 350.000 T d’oxydes de zinc à 65% de zinc et de concentrés calcinés à 59/60% de zinc.
Le tableau de l’annexe 1 montre année par année l’évolution de la production du minerai tout-venant et des concentrés. La production globale, de Zellidja depuis 1947 jusqu’à la fermeture de la mine en 1969, fut la sui vante :
Minerai tout-venant. : 19.400.000
Concentrés plomb : 672.360
Concentres Zinc (blende). : 678.880
Oxydes de zinc ou calamines calcinés : 352.620
Total concentrés + oxydes : 1.702.860 tonnes
Cette production à laquelle venait s’ajouter depuis 1954 la production des mines algériennes -soit environ 40 à 50.000 T.de concentrés par an jusqu’en 1966- était donc considérable et le groupe Zellidja était l’un des plus importants producteurs de zinc et de plomb dans le monde.
FERMETURE DE LA MINE
La mine de Boubeker fut fermée en juillet 1969, par suite de 1’épuisement du gisement.
Le domaine minier propre de Zellidja limité à l’ouest par les concessions et permis de Touissit (Compagnie Royale Asturienne des Mines) et à l’est par la frontière algérienne, ne pouvait pas donner lieu à de grandes possibilités d’extension.
A l’ouest des permis de Touissit, le domaine minier de la NAP fut très étudié et prospecté, mais pratiquement sans succès.
Un certain nombre d’activités furent cependant maintenues à Boubeker et d’autres seront développées comme nous le verrons plus loin.
CLIMAT SOCIAL
Le climat social à Boubeker depuis la fondation de la Société jusqu’à maintenant fut dans l’ensemble très bon, grâce aux réalisations sociales:
qui ont été faites et à la politique des salaires et avantages sociaux qui a été pratiquée. Il y eut cependant une tension assez sérieuse entre la Société et les Syndicats en particulier l’UMT, entre les années 1960 et 1963. Après cette grève le calme a été retrouvé et n’a plus jamais été perturbé jusqu’à maintenant.
L’effectif employé par Zellidja a varié entre 1.400 ouvriers,
Employés et cadres à 850 au moment de la fermeture.
La réduction d’effectif, tout en maintenant pratiquement la production, a été obtenue par des améliorations considérables de la productivité, de la mécanisation et de l’organisation.
EVOLUTION DES STRUCTURES FINANCIERES DE LA SOCIETE
La société a été fondée au capital de 2.200.000 francs anciens en 1929
Le tableau annexé indique l’évolution de ce capital pour arriver au capital actuel, depuis 1955, soit Dh 25.459.200 . Suivant la règlementation en vigueur,
les actions de Dh 25 ont été transformées en actions de Dh 100. le capital de la Société a été presqu’entièrement constitue par l’incorporation des réserves.
Les immobilisations ont été réévaluées en 1953-1954 pour un montant de 2.575.511.095 anciens francs.
Les résultats brillants de l’exploitation ont permis de constituer en dehors de la réserve de réévaluation ci-dessus, d’importantes « autres réserves » prélevées sur les bénéfices. L’évolution du montant total de ces réserves est indiquée dans les tableaux ci-joints. Les réserves provenant de la provision pour reconstitution de gisement utilisée se sont élevées à 10 M.DH
Les bénéfices d’exploitation, les bénéfices nets et les bénéfices distribués sont indiqués dans le tableau de l’annexe 3. Il ressort que tous les Exercices ont été bénéficiaires depuis 1945 jusqu’à la fermeture de la mine, sauf au cours des exercices 1962 et 1963 où les pertes après amortissements se sont élevées pour ces deux exercices
à Dh 9.136.670. Elles ont été épongées par les reports à nouveau et par les réserves.
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Journaliste et écrivain, il a travaillé près de trente ans au quotidien Le Monde. Il est l'auteur, notamment, des Quatre saisons de Fidel Castro, au Seuil et de l'Afghanistan otage de l'histoire, chez Milan. Il a été professeur associé à l'Institut d'études européennes de Paris -VIII/ Saint-Denis et aussi conseiller international de l'O.N.G Reporters sans Frontières. Il a également participé, dans les Balkans, à plusieurs missions de “reconstruction démocratique” (nation building) sous l’égide de l'Organisation de Sécurité et de Coopération Européenne (O.S.C.E ). Boursier Zellidja en 1959 et 1960, il n’a guère cessé, depuis lors, de tester la rotondité de la Terre.
Professeur enseignant, il a travaillé en tant que Formateur, il est l'auteur, de Salem à Zellidja et de l'Afghanistan otage de l'histoire, chez Milan. Il a été professeur associé à l'Institut d'études européennes de Paris -VIII/ Saint-Denis et aussi conseiller international de l'O.N.G Reporters sans Frontières. Il a également participé, dans les Balkans, à plusieurs missions de “reconstruction démocratique” (nation building) sous l’égide de l'Organisation de Sécurité et de Coopération Européenne (O.S.C.E ). Boursier Zellidja en 1959 et 1960, il n’a guère cessé, depuis lors, de tester la rotondité de la Terre.