Extrait
1900 Un voyage à bicyclette à travers l’Italie me poussa dans une autre voie. L’émotion que déclencha en moi la vue des édifices grecs, étrusques et romains, me décida à devenir architecte. On dit que j’ai réussi dans cette profession. Puis vint la guerre de 1914. Blessé plusieurs fois, et plusieurs fois hospitalisé, j’ai pu constater combien les hôpitaux étaient imparfaits. Je décidais alors de me spécialiser dans l’amélioration de ces édifices.
1925 Ma passion pour la géologie ne m’avait pourtant pas abandonné, et je considérais comme une magnifique occasion chaque circonstance qui me permettait d’en parler.
Un ami me signala un jour un certain puits romain pour l’exploitation duquel il songeait à créer une petite société.
Ce puits était situé au Maroc Oriental, à proximité du Djebel Mahsseur, au centre, me dit-il, un important gisement de plomb On me présenta deux rapports rédigés par des ingénieurs sortant de l’Ecole des Mines de Paris, en qui j’avais des raisons d’avoir confiance.
C’est alors que je décidais, bien imprudemment du reste, de prendre une part prépondérante dans la petite affaire qui se créait et à laquelle avait été donné le nom de Zellidja, qui était celui de la région marocaine où se trouvait le puits. Toutes mes économies furent absorbées par cette souscription.
L’un des ingénieurs cités à l’instant, fut appelé à diriger sur place les travaux de recherche et la construction d’une petite laverie.
Quelque temps plus tard, j’appris que les rapports qu’on m’avait présentés étaient sujet à caution. Je me décidais à aller examiner sur place la situation. Au cours des mêmes années je lisais deux périodiques, l’un « La Nature » l’autre « La revue Rose » hebdomadaires scientifiques, Seulss les articles géologiques retenaient mon attention.
Je me promettais de devenir géologue. La vie en a décidé autrement.
C’était un long voyage. Le trajet durait cinq jours. Après avoir pris à Marseille un bateau peu solide et aucunement marin, on débarquait à Oran, petit port à l’époque. Puis on prenait le train d’Oujda. Ce train était tiré par une locomotive si faiblequ’elle ne pouvait pas monter les rampes. Dès que la voie n’était pas de niveau, on détachait la moitié du train que la locomotive revenait chercher plus tard. Le hangard qui servait de gare à Oujda était à trois kilomètres de la ville.
Oujda ne comprenait qu’un petit nombre de maisons européennes, toutes à rez-de chaussée et très laides. Elles entouraient l’hôtel Simon sordide hôtel à un étage dans le café duquel les clients jouaient aux cartes du matin au soir. Il n’y avait à Oujda ni banque, ni magasin, ni avenue, ni jardin rien de ce que vous voyez actuellement. Aucune des voies de chemin de fer que vous connaissez n’existait : ni la voie du Sud qui passe à Oued-el-Heimer, ni celle de l’Ouest qui aboutit à Fez, ni la voie du Nord qui dessert Nemours.
On ne pouvait atteindre le puits romain, dans un bled sans piste, qu’en faisant passer dans un terrain difficile une Ford à chassis élevé. On ne réussissait pas toujours. On pouvait aussi suivre à cheval un sentier qui passait de l’Oasis de Sidi Yahya. On arrivait après plusieurs heures au plateau de Sidi Rahou et de là au puits romain.
Paris
1er février 1950
à Paris, Jean Walter et ses collaborateurs s’activent pour élaborer les plans d’une Cité idéale
elit tellus, luctus nec ullamcorper mattis, pulvinar dapibus leo.
1925 – LA PREMIERE LAVERIE
L’un des ingénieurs cités à l’instant, fut appelé à diriger sur place les travaux de recherche et la construction d’une petite laverie