Bamimaor

موقع تذكاري لعمال المناجم السابقين وعمال السكك الحديدية والمتعاطفين معهم في شرق المغرب
(تكريماً لجميع عمال المناجم تحت الأرض وعمال السكك الحديدية في العالم)
FR – Un site mémoriel des anciens des mines, du chemin de fer et sympathisants du Maroc Oriental
(en hommage à tous les mineurs de fond et les cheminots de la planète)
ES – Sitio Web memorial de los antiguos de las minas, del ferrocarril y de los simpatizantes de Marruecos Oriental.
(en homenaje a todos los mineros de extraccion y a los ferroviarios de todo el planeta)
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L'histoire de la construction du Transaharien - Merniger

La naissance du projet, le suivi, l’abandon et la reprise …

LE PROJET

Une loi du 18 juillet 1941 attribue l’administration du Merniger à une direction placée sous l’autorité du ministère aux Communications. Elle prend pour siège Alger, avec des dépendances à Vichy et Dakar. Financés dans un premier temps par l’État, les coûts énormes obligent le Merniger fin 1942 à chercher des moyens auprès des investisseurs appelés à souscrire des obligations. En septembre 1942, le ministre des Finances admet l’émission d’un emprunt d’une valeur de 350 millions de francs, avec un amortissement prévu sur trente ans et des intérêts annuels garantis. Pour l’achat des engins et des locomotives, le Merniger s’adresse aux États-Unis. Début 1941, Franklin Roosevelt s’engage à contribuer au ravitaillement de l’Afrique du Nord dans le cadre des accords franco-américains Murphy-Weygand. En juillet 1941, le Merniger passe une commande à une entreprise américaine d’une valeur d’un million de dollars. Dans une lettre, Maxime Weygand exige de Vichy une négociation favorable avec le gouvernement américain à ce sujet et demande un règlement en dehors des crédits alloués pour l’AFN. Une autre note indique que pour l’achat de traverses, le Merniger s’adresse à une entreprise au Portugal, et les Affaires étrangères remarquent que le consulat américain n’a soulevé « aucune objection ». Finalement, le constructeur américain Caterpillar livre tous les engins pour le Transsaharien, dont de nombreuses remorques, grues, tracteurs et douze locomotives.

Le projet est échelonné sur six ans, à une cadence d’un kilomètre par jour : après un programme d’études, on procède à la construction de la plateforme et la pose des rails. Le premier tronçon – presque deux mille kilomètres à travers le Sahara – est prévu jusqu’à Gao au Mali, le second tronçon devait longer le Niger jusqu’à Bamako. Le troisième tronçon devait partir de Bamako à travers le Sénégal jusqu’à Dakar : ainsi, les plus importants ports de l´empire français, Alger et Dakar, seraient reliés par 3 650 kilomètres de rail. Dans une conférence, la direction du Merniger indique quelques détails techniques : on prévoit la mise en circulation des trains jusqu’à trois mille tonnes, tirés par des locomotives Diesel sur une voie large de 1,44 mètre. En contournant les grandes dunes (Ergs), le tracé nécessite peu d’ouvrages d’art, le reste du rail est posé sur une plate-forme élevée de quelques centimètres évitant ainsi l’ensablement. Les pierres destinées au ballastage sont trouvées sur place, quant à l’eau, plusieurs puits sont en forage .

Les travaux débutent à deux endroits : d’une part, la section entre Bou Arfa au Maroc et Kenadsa commencée sous la IIIe République, d’autre part à partir de Colomb-Béchar vers le Sud. Les engins tombant sous la chaleur souvent en panne, la plupart des travaux se fait à la main. En juillet 1941, quarante kilomètres sont posés à Bou Arfa, mais le chantier de Colomb-Béchar est en retard avec seulement quatre kilomètres. Dans un exposé, le directeur du Merniger constate qu’il faut « quadrupler » les moyens si l’on veut atteindre l’objectif de cinq cents kilomètres par an. Un autre rapport indique que les travaux rencontrent d’énormes problèmes techniques, climatiques et de main-d’œuvre.

Le manque de rails représente un autre problème et la SNCF, mise en contribution pour leur fourniture, se voit obligé de démonter de nombreuses lignes à voie unique en métropole, notamment dans le Midi. Le 8 décembre 1941, Berthelot inaugure le premier tronçon terminé

 

Mon beau frère José Munoz et moi

JOSE MUNOZ CASTANER

Un jour, José, me voyant travailler sur mes projets de mines et de chemin de fer, me posa cette question. Ca te parle Bouârfa ? Surpris, je lui dis, oui

Bon, écoute moi bien. Je vais te raconter l'histoire de mon grand père José Castaner ...
Je venais de raccrocher un très gros wagon à mon train en cours de formation .

Histoire de José Castaner

Mon amie Maria Cristina Hernandez

MARIA-CRISTINA HERNANDEZ H.

Née le 21 mars 1953 à Oujda, j’ai vécu jusqu’en 1958 à Bouarfa. De1958 à 1970 j’ai fait toute ma scolarité à Oujda . Après le Bac en juin 1970, je suis partie à Strasbourg afin d’entamer des études universitaires Après une vie professionnelle intense et variée, j’ai pris ma retraite fin juin 2023. Je vis actuellement en Espagne. Je me consacre essentiellement aux souvenirs dont un, très important dans ma vie : mes premières années de vie à Bouârfa avec mes parents.

Dr Hernandez Né en Espagne le 18 janvier 1916 à Casa De Miravete (Province de Cacéres. Extrémadoure). Décédé en France le 11 décembre 1991 à Huningue (Haut-Rhin Alsace) Il fit ses études de médecine à l’Université de Madrid en 1933 et participa à la guerre civile espagnole sur le front de Madrid en tant que médecin capitaine. A la fin de la guerre, il fût contraint de s’exiler en Afrique du Nord et après avoir fait partie de la 11 ème Compagnie de Travail du Camp de concentration de Colomb Béchar (Algérie), il s’établit au Maroc en 1940 en tant que médecin de la mine de Bouârfa. Il quitta la mine en 1958 pour occuper le poste de Médecin chef de la Prévention rurale à l’Hôpital Maurice Loustau d’Oujda. Il prit sa retraite en 1972 et se retira auprès sa fille en Alsace où il décéda quelques années après, le 11 décembre 1991.

Le Transaharien - Merniger

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