Bamimaor

موقع تذكاري لعمال المناجم السابقين وعمال السكك الحديدية والمتعاطفين معهم في شرق المغرب
(تكريماً لجميع عمال المناجم تحت الأرض وعمال السكك الحديدية في العالم)
FR – Un site mémoriel des anciens des mines, du chemin de fer et sympathisants du Maroc Oriental
(en hommage à tous les mineurs de fond et les cheminots de la planète)
ES – Sitio Web memorial de los antiguos de las minas, del ferrocarril y de los simpatizantes de Marruecos Oriental.
(en homenaje a todos los mineros de extraccion y a los ferroviarios de todo el planeta)
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cartesanitaire21

MAROC ORIENTAL
Le Maroc oriental, également connu sous le nom de l’Oriental, est une région située dans le nord-est du Maroc. Cette région est riche en histoire et en diversité géographique, jouant un rôle important dans le développement culturel, économique et politique du pays.
Histoire du Maroc oriental
Préhistoire et Antiquité :
– La région de l’Oriental a été habitée depuis la préhistoire, comme en témoignent les sites archéologiques tels que les grottes de Taforalt, qui abritent des vestiges datant de plus de 80 000 ans.
– Durant l’Antiquité, la région a été influencée par les Phéniciens, les Carthaginois et les Romains. La ville de Oujda, la capitale de la région, a été fondée par les Zénètes au 10ème siècle.
Moyen Âge :
– Au Moyen Âge, la région a été un carrefour important pour les échanges commerciaux entre le Maroc, l’Afrique subsaharienne et le monde méditerranéen.
– La région a également été le théâtre de conflits entre les dynasties marocaines et les puissances étrangères, notamment les Ottomans.
Période coloniale :
– Au 19ème et au début du 20ème siècle, la région de l’Oriental a été l’objet de rivalités entre les puissances coloniales européennes, notamment la France et l’Espagne.
– En 1907, Oujda a été occupée par les forces françaises, marquant le début de la colonisation française dans la région.
Indépendance et époque moderne :
– Après l’indépendance du Maroc en 1956, la région de l’Oriental a connu un développement économique et social important, bien qu’elle reste l’une des régions les moins développées du pays.
– Aujourd’hui, la région est en pleine transformation, avec des projets d’infrastructure et de développement visant à stimuler l’économie locale et à améliorer les conditions de vie des habitants.
Géographie du Maroc oriental
Localisation et relief :
– Le Maroc oriental est situé à la frontière avec l’Algérie, ce qui en fait une région stratégique sur le plan géopolitique.
– La région est caractérisée par une diversité de paysages, incluant des montagnes (comme les montagnes des Beni Snassen), des plaines fertiles, et des zones semi-arides.
Climat :
– Le climat de la région est généralement méditerranéen, avec des étés chauds et secs et des hivers doux et humides. Cependant, certaines zones intérieures peuvent connaître des conditions plus arides.
Ressources naturelles :
– La région est riche en ressources naturelles, notamment en minerais (plomb, zinc, baryte) et en terres agricoles fertiles.
– L’agriculture est un pilier économique important, avec la production de céréales, d’olives, et de fruits.
Villes principales :
Oujda : La capitale régionale, centre économique et culturel de l’Oriental.
Berkane : Connue pour son agriculture, notamment la production d’agrumes.
Nador : Située sur la côte méditerranéenne, c’est un important port et centre économique.
Infrastructures :
– La région est desservie par un réseau routier et ferroviaire qui la relie aux autres parties du Maroc et à l’Algérie.
– Le port de Nador West Med est un projet majeur visant à renforcer la position de la région en tant que hub logistique et commercial.
Conclusion
Le Maroc oriental est une région au patrimoine historique riche et à la géographie diverse. Malgré les défis économiques et sociaux, elle joue un rôle crucial dans le développement du Maroc, grâce à sa position stratégique et à ses ressources naturelles. Les projets de développement en cours visent à renforcer son potentiel économique et à améliorer la qualité de vie de ses habitants.

Paysage et environnement

Les environs de Bouârfa
Des montagnes qui recèlent d'immenses trésors ...
Les hauts plateaux de l'Oriental
Jadis, le reigne de l'Alfa ...
Vue depuis les hauteurs de Touissit et vue de Zellidja Boubeker
Deux ensembles miniers voisins et produisant les memes minerais ...

                                                  A. Wadjinny – Docteur en géologie Appliquée (métallogénie)

L’activité minière au Maroc remonte à l’antiquité.Son premier développement connu est daté du Xème siècle. A partir du XIème siècle se sont succédées des périodes de grandes activités alternées de périodes moins fastes.Deux métaux étaient activement recherchés : le cuivre et l’argent qui est lié, en partie, à la galène argentifère. De ce fait, le plomb a toujours figuré parmi les métaux les plus recherchés au Maroc.Plus proche de nous, dans les années 1970, une forte reprise de l’activité minière aété déclenchée et poursuivie sans relâche. Le plomb y représente une large part

Le Maroc a toujours été une grande « province à plomb”, et sa production a connu des pointes excédant les 170.000 t. de concentrés, soit plus de 3,5% de la production minière mondiale de plomb. Il est le seul métal de base à subir une transformation de raffinage dans l’unique fonderie (Oued
El Heïmer) dont la capacité de traitement est actuellement de 80.000 t. par an.
Quatre zones principales produisent actuellement du plomb au Maroc :
– le district de Jbel Aouam (actuellement “Tighza”) avec 20% de la production;
– le district de Guemassa, qui fournit la 3ème production nationale de plomb, comme sous produit (10.000 t. de concentrés);
– les districts de la Cadetaf dont la production atteint difficilement 5.000 t. de concentrés par an.
Les gisements au Maroc sont de deux types :
Les gisements de plomb au Maroc sont de deux types :
– gîtes filoniens, localisés dans un socle renfermant des séries plus ou moins rigides;
– gîtes stratoïdes et/ou de cassures, encaissés dans des couvertures sédimentaires récentes.Les gisements des districts de Jbel Aouam et de Touissit représentent ces deux types.Le district de Touissit, situé dans le Maroc oriental à cheval sur la frontière maroco-algérienne, est constitué de corps plombo-zincifères stratoïdes encaissés dans une couverture carbonatée du Jurassique. Ses gisements sont liés géométriquement à l’inconformité qui sépare le socle paléozoïque de sa couverture mésozoïque.
Dans le district de Jbel Aouam, situé dans la partie orientale du Maroc Central, les gisements sont de type filonien à galène argentifère et sphalérite, encaissés dansdes schistes et quartzites du Siluro-Ordovicien et dans des schistes et calcaires du
Dévonien. Deux filons sont en cours d’exploitation, d’autres sont en phase de recherche.
De nombreuses études ont été entreprises dans ces deux districts, en parallèle avec les exploitations. Les résultats de ces études permettent d’analyser chaque contexte gîtologique en dégageant les facteurs marquants qui régissent leurs concentrations minérales. 

Ces facteurs sont actuellement utilisés comme guides pratiques de la recherche..

EXTRAIT
Par sa proximité géographique avec l’Europe, la diversité de ses formations géologiques et son potentiel minier, le Maroc a attiré, à partir du XIXe siècle, des géologues et prospecteurs miniers, dont plusieurs Français, qui ont parcouru le pays dans des conditions rendues difficiles par l’insécurité et le manque de voies de communication.
 L’établissement d’un protectorat de la France au Maroc en 1912 a donné une forte impulsion à la présence des géologues français. Entre cette date et le déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, les autorités du protectorat ont créé des organismes publics de recherche couvrant tous les aspects de la géologie fondamentale ou appliquée, tels que le Service des mines et de la Carte géologique, en 1921, qui accueillit des missions d’un certain nombre de géologues issus des écoles et universités françaises.
 Parallèlement, dans le domaine minier ou pétrolier, des entreprises publiques ou parfois privées mirent en place des Services géologiques qui contribuèrent de façon parfois importante à la connaissance du pays.
 De ce fait, cette période donna lieu à la publication de monographies régionales accompagnées de cartes géologiques aux échelles de 1/100 000 et 1/200 000. L’essor économique du Maroc entre la Seconde Guerre mondiale et le retour à l’indépendance, en 1956, favorisa le développement du Service géologique du Maroc, grâce au recrutement de géologues français permanents, opérant dans tous les secteurs de recherche : carte géologique, géologie des gîtes minéraux et hydrogéologie. 
La cartographie géologique connut un grand développement avec l’exécution de levers plus précis, publiés aux échelles de 1/100 000 et 1/50 000 et l’établissement d’une carte générale du Maroc à 1/500 000.
 Au point de vue scientifique, la période fut également marquée par la préparation du 19e Congrès géologique international d’Alger, en 1952. Après 1956 et l’accession à l’indépendance du Maroc, une coopération fructueuse avec la France permit à des géologues français de réaliser encore d’importants travaux, particulièrement dans les domaines de l’hydrogéologie et des études gîtologiques et métalogiques.
 Par ailleurs, la réunification du Maroc permit également un approfondissement des études sur les chaînes rifaines, d’où une meilleure compréhension de leur structure et de leurs relations avec les chaînes alpines de la Méditerranée occidentale.
René MÉDIONI
 TROISIÈME SÉRIE, t. XXV, 2011, n° 1 (séance du 16 mars 2

Il serait injuste de parler du bassin minier du Maroc Oriental sans y associer le projet colonial du Transaharien abandonné vers 1940. Il laissera la place au Méditerranée – Niger      “Merniger “.

L’objectif de ce projet hors normes est de rapatrier vers la métropole les richesses minières des colonies.

Notre voyage à bord de ce train est donc hautement symbolique vu le lien intime de son existence et celui des mines du Maroc Oriental.

Nous allons parcourir ce trajet Sud – Nord en partant des Mines de Bouârfa.

Il est à préciser que la gare de départ se trouve encore plus bas dans les mines de Colomb Bechar / Kenadza en territoire algérien.

Nous profiterons du témoignage de M. Mohamed Lamrani qui a été employé comme treuilliste à Kenadza avant son expulsion définitive par les autorités françaises vers le territoire marocain.

Motif : individu activiste syndical et meneur politique.

 

Contributeurs
Remerciements particuliers

Les anciens des mines :

  • MINES DE BOUARFA  « SAMBA »                                                                                          Micheline Soler, Abbi Belkacem et Mohamed,
  • MINES DE JERADA – HASSI BLAL :                                                                                          Tahar Sherifi, Sfia Bouarfa,
  • MINES DE TOUISSIT  « CRAM » :                                                                                                  Guy Boyard, Lakhdar Tagui, Pniewski Odile et Claire, Abdallah Smahi, Karim Lamrani, Aline Vizcaino,
  • FONDERIE OUED EL HEIMER :                                                                                      Massoteaux, Jean Louis Taramazzo.
  • MINES DE ZELLIDJA BOUBEKER :                                                                                          Pierre Bernit, Bachiri Mohamed, Jdiaoui Mohamed, Jos Segura Casado, Robert Lopez, Yvon Mazel, René Botella, Marcel Ribes, M. O’Mahony, Frères Sudarovich, Rosette Moreno, Catherine Collart, Vaca Manuel, Belhouji Abdelaziz, Annick François,
 
   

Les anciens du chemin de fer

  • TRANSAHARIEN – MERNIGER – CFM – ONCF :                      Pascual, May Betton, Ginette Rouche, Giselle Barry, Mas Genevieve, Hélène Lopez, Annie Dambiele,

Contributions diverses

Sources et ressources :

  • Florence Trystram      « La dame au grand chapeau »
  • Jean Pierre Clerc   « Jean Walter et Zellidja »              
  • Roger Rodriguez  « La bande de Cheraga »                  
  • Ahmed Wadjinny         « Le plomb au Maroc »   
  • Samir Saul  « Zellidja et le Plan Marshall »
  • José Castaner Munoz   « José Castaner »
  • Alfred et Fernand Manriqué  « Il était une fois Bou-Arfa »
  • AL Moulay Ali Lamrani « Salem à Zellidja »
  • Lamgari Abdelkader  « Chronique d’un village oublié » (Oued El Heimer)

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  • Abdelaziz Belhouji
  • Mohamed Bachiri
  • M. Jean Belkovich
  • M. Ben Sari Abdelouahab  
  •  M. Jean-Luc Faucher
  •  M. Daniel Catan
  •  M. Jean Pierre Trystram
  • M. Sami Barkaoui
  • Mme Anne Astier Gilly
  • Mme Cathy Colard Vincent
  • Mme Mas Geneviève

 

Presse et Institutions :

  • INA & Inamediapro
  • Paris Paris Match n° 513 de 1959  et n° 3507 de 2016
  • Le Journal Le monde n° de 1960 
  • Time magazine n° xx 1957
Gigi - Ali - Aziz - Rachid
Une Fratrie nostalgique du monde minier dans lequel ils ont grandi. Actifs dans le monde associatif, passionnés par la musique, l’art, la nature et les nouvelles technologies.
Passeurs de mémoire, munis de leurs cameras, bloc notes, magnétophones et ordinateurs, ils relèvent, captent pêle-mêle, les souvenirs et les images du passé, les anecdotes et parfois des documents et des témoignages inédits.