Bamimaor

1925 - 1975

Zellidja

Boubeker

Mémoire d’une cité minière légendaire

Au coeur de l’Est marocain, une aventure humaine,
industrielle et multiculturelle hors du commun.
Des milliers de vies. Une cité. Une mémoire

1925 – 1950
L’âge d’or
industriel

1954 – 1962
Zellidja à
l’international

1966
Déclin et
fermeture

Aujourd’hui
Mémoire et
patrimoine

les mines

Une exploitation parmi les plus
inmportantes de monde

le village

Une cité vivante, entre travail,
famille et mémoire collective

Mémoires

Témoignages, souvenirs et visages
d'une communauté unique

événements & intrigues

L'affaire Domenica, l'affaire Ulrich, La guerre d'Algérie vécue à Zellidja,
entre angoisse et solidarité, les ingénieurs américains ...

derniers témoignages

Zellidja, c’était plus qu’un travail, c’était une famille. On venait de partout, mais on vivait comme un seul village.
Salem
Salem, ancien mineur

JEAN WALTER

Le visionnaire à l’origine de Zellidja

PERSONNALITÉS

Directeurs, ingénieurs, pionniers

GALERIE PHOTO

Des centaines de photos d’archives

CARTE INTERACTIVE

Explorez Zellidja et ses lieux emblématiques

PHOTO DU JOUR

plateau

LE PROJET DOCUMENTAIRE

LES NUITS BLANCHES DE ZELLIDJA

Un film en préparation pour raconter une
histoire humaine et exceptionnelle

Une ville nait dans le desert

A partir de 1945, avec l’entrée en jeu financière, matérielle et technologique

des mines américaines à Zellidja, la mine marocaine prend un essor

spectaculaire. Il devient nécessaire d’offrir des conditions de vie agréables

aux ingénieurs et aux cadres européens et nord-américains, mais aussi, et c’est là

que Jean Walter innove, d’accueillir et de sédentariser la main d’œuvre locale, dont l’effectif

va décupler.

Quelques villas avaient été construites dès 1936, destinées à la Direction et

au personnel de haut niveau, au lieu-dit Sidi Boubeker, du nom d’un marabout où

un tombeau consacré à un saint local, à distance des puits.

 Les ouvriers, sans qualification, pour la plupart semi-nomades et éleveurs des

environs, travaillaient à la mine de façon temporaire, et vivaient d’ordinaire

sous des tentes, à côté de leurs chèvres.

 En 1947. des changements radicaux sont mis en œuvre pour fixer cette population et les nouveaux arrivants, pour leur permettre de se former, de vivre dans des conditions de

confort moderne, (eau et électricité), et de scolariser leurs enfants.

A 1200m d’altitude, dans cette région semi-désertique, la question de l’eau

est cruciale pour mener ces grands travaux qui vont de pair avec la

construction d’une nouvelle laverie. Des conduites sont posées jusqu’à 50

kilomètres  de distance, au-delà de la frontière algérienne.

Entre 1947et 1951, 420 maisons sont construites sur une hauteur dans le

quartier européen, dont le centre comprend une cafeteria d’une capacite de

100 repas, une chapelle, une école, une polyclinique, un cinéma, des

Piscines, et cours de tennis, et un centre commercial.

En même temps, toujours sur les plans de Jean Walter,

Une ville orientale sort de terre en

contrebas, destinée aux ouvriers marocains ou algériens.

C’est une ville blanche construite sur une pente, coupée en son milieu par une large avenue

Bordée d’arcades qui abritent un marché, ou Kissaria.

L’entrée est encadrée par deux tours carrées. Au fond, une troisième tour diffuse

dans la journée des morceaux de musique « classique ».

 Des places rondes séparent les quartiers, au centre desquelles de

jolies fontaines décorées de céramique verte, car toutes les maisons ne

sont pas approvisionnées en eau.

 On y trouve une salle de douches et de

désinfection des vêtements au retour du travail et une école franco-musulmane

pour les enfants.

Une mosquée sur le modèle de la Koutoubia de Marrakech, des cafés maures

Et un hammam décoré de la même manière complète l’ensemble.

2 à 3000 personnes peuvent loger dans cette nouvelle cité, 10 000

dans l’ensemble du village.

Sur les plans d’architecte déposés aux Archives nationales, on découvre le

Clivage, ou les strates sociales à l’œuvre dans la conception de la ville de Boubeker.

 De la même façon que le quartier européen se subdivise selon

les grades du personnel et de haut en bas de la colline – directeurs, ingénieurs, contremaitres, la cité des ouvriers se décompose en quartiers

des indigènes non évolués », « quartier des indigènes évolués », « quartier

des célibataires » etc. Pour ce dernier secteur, une maison close avait même

même été prévue sur plans.

Dans le quartier européen, la tour dite « de l’horloge » couronnait une

montée d’escaliers, ce qui permettait de voir l’heure de loin. Une sirène à

midi et à 18 heures rythmait la journée pour les familles dépourvues de montres.

Boubeker, ainsi que la nouvelle laverie seront inaugurées de façon officielle

En grande pompe en 1951 avec la venue du Résident général au Maroc le

général Juin, puis en 1952 avec son successeur le général Guillaume,

accompagnés de personnalités françaises, marocaines et américaines .l